[Critique] Les Annales de la Compagnie noire, tome 1 : La Compagnie noire

(v.o. The Black Company, 1984. Traduction française : 1998)

Critique des Livres du Nord (trois premiers tomes de la saga)  par ici . Je vous conseille de la lire également, elle vous donnera un aperçu général du premier cycle. Garanti sans spoilers !

Synopsis

Depuis quatre siècles, les exploits de la compagnie noire sont contés par ses annalistes. Composée de mercenaires aguerris, sa réputation est bien établie. Elle se vend au plus offrant, et a pour code d’honneur de ne jamais rompre un contrat.

Mais elle est en fâcheuse posture : au service du Syndic de Béryl, elle peine davantage chaque heure à maintenir l’ordre dans la ville. Lorsqu’un légat de l’empire du Nord propose de l’engager, la Compagnie pense être tirée d’affaire. Mais elle se retrouve en réalité au service de La Dame, sombre magicienne qui dirige l’Empire du Nord.

La Compagnie est placée sous le commandement direct d’un puissant sorcier nommé Volesprit. Très vite, il apparait qu’elle va au-devant de la campagne militaire la plus éprouvante de son histoire…

Critique

Dès les premières interventions de la Compagnie, le ton est donné : ce monde- ci est pour les durs. Sans que les personnages nous aient été présentés, on saute directement dans l’action. Empoisonnements, guet-apens, révolutions et rumeurs à propos de créatures maléfiques,  l’ambiance rapportée par le médecin Toubib n’est pas des plus chaleureuses.

Ce premier tome relate l’affrontement entre la Dame et les rebelles. Une succession de combats entrecoupés par une légère intrigue politique entre les Asservis (les sorciers au service de la Dame). A un niveau plus personnel, on assiste à l’évolution des relations entre Toubib et ses employeurs.

Le premier tome d’une série est rarement le meilleur, et La Compagnie noire ne déroge pas à la règle. Le livre n’est pas mauvais, loin de là, mais certains éléments m’ont un peu refroidi. Je ne suis pas entré dans le roman avant la fin, agréable mais trop précipitée.

J’ai eu le sentiment qu’une distance persistait entre les personnages et moi. Je pense que cela est dû dans un premier temps à la Compagnie elle-même. Ce sont des mercenaires (ça ne favorise pas le rapprochement) dont on ne sait presque rien, même pas le nom. Ils sont tous dotés d’un pseudonyme et n’ont plus d’autre famille que la Compagnie elle-même. Certains protagonistes (Corbeau pour ne pas le citer) ne sont aux premiers abords pas charismatiques. Ce sentiment change peu à peu, mais ce n’est qu’en lisant les tomes suivants qu’on découvre leur vrai potentiel. Bref, il faut du temps pour se familiariser avec ces personnages, et je dois dire que je m’attendais à ce que ce soit plus gore. Curieusement et malgré les actions violentes qu’elle mène, la compagnie noire ne donne pas immédiatement l’impression d’être composée de mercenaires : on a déjà vu bien pire dans d’autres bouquins.

Le problème principal de ce livre est pour moi sa structure. Linéaire, elle se résume globalement à « un chapitre = on bouge le camp pour traquer tel rebelle ou débusquer tel personnage ». On ne comprend ni les tenants ni les aboutissants des actions, car on traverse le bouquin avec les œillères de Toubib, mené à la baguette par les Asservis. Les intrigues de ces derniers prennent beaucoup de place dans ce premier livre, mais on reste dans le flou jusqu’à ce que l’auteur précipite les choses à la fin. Le résultat est un peu confus,  il m’a fallu plusieurs lectures pour bien comprendre les dessous de l’affaire.

En fin de compte, on suit le point de vue d’un simple soldat. Certains apprécieront tout de suite, pour ma part il m’a fallu attendre le deuxième tome pour être convaincu.

La lecture de ce premier tome ne m’a fait ni chaud ni froid, et si ça avait été un one shot, je n’en aurais pas gardé un souvenir impérissable. Heureusement la fin de ce premier volet accélère le rythme et annonce des suites beaucoup plus prenantes.

En conclusion, je vous conseille de ne pas vous arrêter à cette critique un peu négative, car la suite de la série en vaut la peine. Les deux tomes suivants sont tout simplement extraordinaires, et corrigent toutes les erreurs de ce tome d’ouverture : dynamisme, variété, personnages qui révèlent leur complexité, retournements de situation et surtout développement totalement inattendu !

Cette critique vous convaincra peut-être !

Nicolas

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2 réflexions sur “[Critique] Les Annales de la Compagnie noire, tome 1 : La Compagnie noire

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