[Critique] « Shaolin Soccer »: Néo-football

La génération Club Dorothée a grandi en fantasmant sur les improbables remontées de terrain et les shoots supersoniques d’Olive et Tom (Captain Tsubasa en v.o.). Le réalisateur et acteur hongkongais Stephen Chow, lui même fan de la série, s’en est inspiré pour son Shaolin Soccer. Non content de reprendre les plus folles extravagances de l’animé, il lui adjoint un objectif de la plus haute « importance » : étendre l’usage du Kung Fu à toutes les facettes de la vie !

« Shaolin Soccer », réalisé par Stephen Chow (2001)

Du football et du Kung Fu!

Du football et du Kung Fu!

C’est, du moins, l’état d’esprit de Sing (dit « jambe d’acier »), un jeune homme désoeuvré, ancien apprenti d’un maitre de Kung Fu aujourd’hui décédé, qui vante les mérites de cet art martial dans la quotidien : couper des branches d’arbre, éviter une chute en faisant un salto,… Il est repéré par Fung « pied droit d’or », ex- star du football tombée dans l’oubli après avoir manqué un penalty à grand enjeu. Fasciné par la technique de Sing, il propose à celui-ci de participer à une compétition en formant une équipe professionnelle.

Sur fond d’une trame assez basique, mais totalement délirante, Shaolin Soccer n’est que créativité, de sa première à sa dernière minute. Qu’il s’agisse de gags ou de trouvailles visuelles, le réalisateur livre un show décomplexé, qui reproduit les extravagances des shonen, et plus particulièrement de Captain Tsubasa : tirs ultra puissants qui font reculer les gardiens dans leur cage en continuant à tourner à haute vitesse, ballons en feu, sauts et trajectoires impossibles,… rien ne manque ! Il reprend des clichés sans la moindre pincette et force les traits de tous ses personnages. Il va de soi que tout est à prendre au deuxième degré, l’exagération étant clairement désirée et assumée. Par leur caractère rudimentaire, les effets spéciaux contribuent à cette plongée dans cette hilarante parodie ( ?) de football. S’il est vrai que le film perd un (tout petit) peu de sa fraicheur dans sa dernière demi-heure, on ne s’ennuie pas un instant. Rythmé, le montage est d’une efficacité exemplaire (attention, visionnez le montage original et évitez la version américaine !!!) : les plans se suivent souvent en cut, comme dans une BD et tirent droit au but. Inutile de préciser que les remontées de terrain sont portées par des musiques héroïques qui en font des caisses !

La puissance de tir est telle que la balle prend feu!

La puissance de tir est telle que la balle prend feu!

Pour tous ceux qui ont adoré l’exagération d’Olive et Tom, Shaolin Soccer est une vague de plaisir qui ne s’arrête qu’à la fin du générique. En bon fan de la série, Stephen Chow a tout compris. Il se permet même d’aller plus loin dans le délire, grâce au Kung Fu. Réunissez vos potes d’enfance, décapsulez les bières et prenez votre pied !

Shaolin Soccer. 2001. Réalisateur : Stephen Chow. Scénaristes : Stephen Chow, Kan- Cheung Tsang. Avec : Stephen Chow, Zhao Wei, Ng Man- tat, Yin Tse, Wong Yut-fei, Danny Chan Kwok Kwan, Lam Chi-chung, Lam Chi-sing, Tin Kai-man. Musique : Lowell Lo, Raymond Wong (Ying- Wah Wong). Genre : Action, Sport, Comédie. Pays d’origine : Chine (Hong Kong). Durée : 1h52 (montage original), 1h27 (montage US).

Lire la critique sur CinemaFantastique.net

Monsieur Scientas’Hic

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